» Du plaisir de tuer son voisin : Part I (introduction)
En introduction, je vous propose quelques définitions qui me permettent de progressivement remplir mon glossaire : PvP : Players versus Players ou Joueurs contre Joueurs à opposer à PvM ou PvE respectivement Players versus Monster ou Players versus Environment, comprendre dans les deux cas, joueurs contre l’ordinateur (AI).
J’ai commencé à jouer comme tout le monde en affrontant l’ordinateur. Dans un premier temps en solo, puis avec l’arrivée des jeux en ligne, en jouant avec d’autres gentilhommes de fortune en quète de gloire. J’ai visité tous les continents, affronté les plus terribles créatures qu’un esprit dérangé ait pu imaginer. Bien évidemment, je m’en suis vanté, de nombreuses fois d’ailleurs. Cela a duré un certain temps. Aucun regret et beaucoup de plaisirs.
Et puis j’y ai gouté et depuis ce jour, j’ai du mal à m’en passer. Je me souviens de la première fois, c’était dans un monde à 2 facettes (cf. le PS a la fin) : Trammel et Felucca. La première offrant à l’aventurier toutes les garanties qu’il pouvait souhaiter et l’autre, plus sombre, ne lui laissant que ses propres capacités pour se défendre, parfois même seulement courir et si possible, vite. A cette époque lointaine, le passage entre ces deux facettes se faisaient à l’aide d’une Pierre de Lune, sorte d’objet magique que l’on plantait dans le sol et qui donnait naissance à  une porte dimensionnelle. En franchissant la porte, on passait alors d’un monde lumineux (Trammel) à un monde vraiment lugubre (Felucca). Les histoires que l’on pouvait entendre à propos de Felucca n’avaient rien de bien engageant, même pour le Vétéran de la lumière que j’étais. Un monde où l’on pouvait tuer son prochain ! Un monde où on pouvait le détrousser ! Un monde qui faisait quand même un peu flipper. Mais, n’écoutant que son courage et persuadé que ses nombreuses années de guerre dans les donjons de la lumière ne pouraient être qu’un avantage sérieux, le jeune Nero Bih (ainsi s’appelait notre héros) franchit la porte, fièrement équippé …
Je fais donc parti des joueurs qui dans les 30 secondes qui suivirent se sont fait joliment dépouiller et abandonner en plein milieu de nulle part. Mon clavier à très certainement failli traverser ma chambre et je me suis très probablement juré de ne jamais y remettre les pieds.
Mais quelle montée d’adrénaline durant ces 30 secondes ! Wahoo ! Fabuleux ! Et puis finalement, ce n’est qu’un jeu et au diable l’avarice ! Et j’y suis retourné, de plus en plus souvent. J’ai d’abord appris à courrir, puis à me défendre et enfin à tuer. Pour finalement ne jouer que sur cette facette aussi lugubre que les adversaires qu’elle m’opposait, tous bien plus subtiles et machiavéliques que l’AI d’un monde de lumière. Des histoires de pvp, je pourrais en raconter des centaines. C’est l’aspect des mmorpgs que je trouve le plus riche de possibilités et d’avenir. C’est ce sujet que je souhaiterai abordé maintenant et qui constituera The Part II of this Paper !
To be continued …
PS : Ces retours d’expérience viennent d’Ultima Online qui est le mmorpg où mes expériences de pvp furent les plus riches. Il s’agit de la période de UO dénommée “Renaissance”, c’est à dire juste avant la sortie de l’extension “Age of Shadow” (juin 2002) qui a transformé UO en un jeu orienté items, ce qui a eu pour conséquence de modifier profondément les règles du pvp. Je ne joue quasiment plus sur les shards officiels d’UO depuis cette date, lui préférant certains shards “gratuits” qui sont restés fidèles à cette période.
